L'avis du copil

Publié le 22 juil 2011 à 16h25
 Les conclusions de 10 des 13 experts composant le COPIL, sont :
 
  • Pour le destockage :
Le COPIL estime que le retrait des colis de StocaMine est techniquement possible mais qu'il s'agirait d'un chantier complexe et très difficile. Il présentera des risques pour la santé des personnels concernés. On ne doit pas sous-estimer les risques d'accidents de personne pendant le retrait (une majorité de membres du COPIL estime que le retrait des déchets du bloc 15 doit être proscrit du fait de l'impossibilité de garantir la sécurité du personnel).

On ne peut être certain de pouvoir conduire le retrait à son terme ; il faut alors que le stockage illimité des déchets restants soit possible et ait été étudié.

Pour le COPIL, le retrait, dont on rappelle qu'il pourrait être partiel, doit être envisagé si les études de risque établissent qu'au moins une certaine partie des substances stockées fait courir à long terme à l'environnement des risques inacceptables.
 
  • Pour le stockage illimité :
Au vu des analyses récentes, le stockage illimité tel que prévu à l'origine n'est pas acceptable. Il conduirait vraisemblablement à dépasser dans quelques siècles la concentration actuellement admissible dans la nappe au moins pour le mercure.

On peut améliorer le pronostic sur les concentrations atteintes à long terme en posant des scellements efficaces dans les galeries d'accès et en comblant les vides résiduels entre les colis de déchets et les parois. 

Selon les calculs de l'INERIS, de tels dispositifs seraient susceptibles de ramener les concentrations de polluants à un niveau conforme à la réglementation.
Il faut vérifier si cette solution ne peut être encore améliorée par un retrait sélectif de certaines substances, notamment le mercure.

Enfin, il faut explorer l'éventualité que le système de surveillance, indispensable dans tous les cas, puisse être efficacement transformé, le cas échéant, en système de contrôle par pompage du niveau de la saumure dans les puits. Toutefois, la mise en oeuvre effective de cette mesure de réduction des risques sera repoussée dans un futur assez lointain.
 
  • Conclusion générale :
Pour les membres du COPIL, la pose de scellements efficaces après retrait sélectif du mercure (et peut être d'autres polluants, après études complémentaires) et après mise en place d'une surveillance constitue le meilleur compromis pour la mise en oeuvre de la fermeture de StocaMine.

Télécharger le rapport d'expertise du Comité de Pilotage StocaMine
Télécharger la présentation du COPIL à la CLIS du 7 juillet 2011
 

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